Mais qui donc peut bien se cacher derrière cet acronyme de
H.I.M. ? ce nom des moins modestes de
Sa Majesté Infernale ?
Ville Valo, le chanteur du groupe. Peut-être.
Mais qui est-il ?

Né un
22 septembre 1976( à 08:28 si cela en intéresse certain(e)s ), ce Scorpion de
Ville Hermanni Valo est le seul de tous les Finnois du groupe
His Infernal Majesty ( H.I.M. ) à ne pas avoir eu recours à un pseudonyme anglophone. Comme si son nom le prédestinait déjà à une carrière internationale, devait lui permettre de pouvoir se faire connaître au-delà des frontières de son pays scandinave et de
Helsinki, sa ville natale...
Pourtant, sa vie et sa carrière professionnelle semblaient prendre une toute autre voie... derrière le comptoir et la caisse du sex-shop paternel, le "Adults Tyoshop Aikuisten Lelukauppa" de Helsinki ( si jamais vous cherchiez une bonne adresse lors de l'un vos futurs voyages finlandais ).
Mais ce grand échelat ( 1m84 sous la toise, tout de même ) du couple Valo -
Kari l'ancien chauffeur de taxi ayant abandonné ses aspirations musicales au profit d'une SARL érotique et la beauté froide venue de Hongrie
Anita ( c'est elle le visage de la pochette du EP "666 Ways to Love" ) - qui lui ont donné pour frères
Migé, Linde et Jesse ( multiple champion de boxe thaï : peut-être à l'origine du goût de Ville pour les cuisines thaï et japonaises ? ), ne l'entend pas comme ça.
Il arrête donc ses études au grand dam de sa mère ( dont il affirme avoir hérité du teint pâle par leurs descendance avec le prince voïvode Vlad Tepes ) qui se désespère de ne pas le voir entrer dans l'armée pour se consacrer à la musique - sa musique ( mais pas pour l'heure ) - et réunir autour de lui de vieux amis d'école : Mikko Paananen à la basse et Mikko Lindström à la guitare, dans le courant de
l'été 1995. Juhanna Rantala, contacté par un ami commun avec Ville, devant alors s'occuper des fûts de ce
cover band ( Type O Negative, Kiss, Black Sabbath, Depeche Mode entrant dans leur répertoire d'alors ) au sein duquel Ville Valo
bassiste délaisse son instrument pour se consacrer au
chant : la machine
His Infernal Majesty, nom qu'ils se trouvent, est lancée... même si leur première représentation ( le
19 décembre 1995 au Théatro de Helsinki en accompagnement de Kauko Rfyhkd ) ne remporte pas un franc succès.

Mais le jeune homme ne désespère pas. Et il perservère même !!
Sortant l'année suivante son premier album auto-produit
"666 Ways To Love E.P." ( en couverture duquel l'unique photo publique connue de sa mère trône ) sur lequel se trouve une reprise, il va de soit, amenée à les faire re-connaître :
"Wicked Game" de Chris Isaak.
On y trouvera également un titre quasi inédit,
"Dark Sekret Love", enregistrée dans un très beau duo vocal ( même si elle ne s'occupe essentiellement d'émouvoir dans les choeurs du refrain ) avec une amie d'enfance et flirt lycéen du beau Ville Valo,
Sanna-June Hyde.
Le petit gamin asthmatique qui amusait la famille Valo en cherchant à imiter son idole de Gene Simmons ( Kiss ) jusque dans ses mimiques faciales, une guitare à la main, a donc bien grandi et s'est aujourd'hui forgé une identité musicale... Teintées de gothisme romantique les
ballades qu'il compose lui-même et dont il gère aussi les paroles ne vont faire que s'améliorer, s'affiner, s'affirmer avec le temps.
Citant ( assez ) souvent en exemple le groupe new-yorkais Type O Negative, Ville Valo, que ses parents auront laissé se former au désir ardent de la musique qui le consumait de l'intérieur en pratiquant basse ( comme Peter Steele !! ) et
batterie dans plusieurs formations (
Eloveena Boys, Aurora, Charlie Parker, Terapia, Winha, Unga Kaskelottär, Natas, B.L.O.O.D. (1986), Kemoterapia (1989), Donits-Osmo Experience en 1992 ), doit aujourd'hui se confronter à l'une de ses idoles tout en s'affirmant à travers un chant qu'il va apprendre à maîtriser années après années, albums après albums.
Délaissant peu à peu cette imagerie satanique ( qui leur valut quelques clashs avec leur première maison de disques BMG ) collant à leur nom, le groupe finit par décider d'user uniquement de l'acronyme qui les rendra célèbre et avec lequel tout le monde ( ou presque ) les connait :
H.I.M. est né, du mariage de l'Amour, seul sentiment véritable, de la mort et de la beauté des deux choses réunies, que les histoires d'amours continuent au-delà de la mort, dans la mort, par la mort,...
Ville Valo, le
songwriter et charismatique
frontman créateur du groupe, concède lui-même en souriant qu'
il était temps de changer, qu'il s'agissait là d'un autre groupe, dont il ne pourrait même plus mettre le nom complet sur la tranche des CD (...).
H.I.M. n'en est rien un groupe sataniste/satanique, lorsqu'on sait que Ville voit dans le chiffre "maudit" de la Bête 666 ( qu'on retrouve plusieurs fois dans la thématique et les textes du groupe )
l'incarnation d'un coté de la mort et de l'autre l'amour dans leur rencontre. Etrange idée, non ? Mais idée qui n'a de cesse de faire son chemin dans l'esprit du compositeur, dans le coeur de l'homme et à travers la discographie de son groupe... car oui,
H.I.M. est bel et bien le groupe d'un seul homme : Ville Valo, une espèce de néo romantique gothique, qui a pour livre de chevet
"Les Fleurs du Mal" de Charles Baudelaire et aime se donner en public dans le cadre feutré de ( petits ) clubs européens plutôt que dans de grandes salles de concerts, une cigarette à la main, un verre ou la bouteille de vin rouge ( même s'il apprécie aussi beaucoup le goût prononcé de la bière Red Bull - avec des glaçons, hélàs ) dans l'autre
Sex-symbol affiché sur/avec la pochette ( rose ) de leur album
"Razorblade Romance", cet artiste qui sait pourtant ( se ) jouer des codes en se présentant comme un
bisexuel sans aucune expérience masculine a su rester discret sur sa vie privée.
Lorsqu'on sait que Juhanna Rantala a quitté le groupe pour des problèmes familiaux, que Lili Lazer a été papa en 2003, ce croisement sombrement trouble de romantisme et de lyrisme avec une teinte d'attitude glam-rock renvoyant à un fils "adultérin" né de l'union hors-norme de Jim Morrisson et d'Elvis le Pelvis ( Presley ), sous les auspices de Lord Byron et de Charles Baudelaire, qu'est et qu'entretient Ville Valo a quant à lui chercher à préserver ses flirts, ses rencontres, les filles qui ont partagé sa vie, son amie, sa fiancée...
On ne niera pas qu'une raison publicitaire et commerciale de laisser sous-entendre aux adolescentes que leur idole intouchable était ( toujours ) célibataire a pû être entretenue, sciemment, par le passé
"pour ne pas décevoir les fans" ( et risquer des pertes financières ou de voir des premiers rangs se désemplir ? ) : Ville allant jusqu'à répondre qu'il avait
de nombreuses petites amies, beaucoup de ses amis étant des femmes à une question sur le sujet du temps où la mystérieuse et belle
Susanna était sa muse... pour l'écriture de ce "Razorblade Romance".
"Si "Greatest Lovesongs Vol. 666 a été écrit sur l'amour en général, "Razorblade Romance" lui a été inspiré par une personne spécifique/spéciale, ma muse" avouait quelques temps plus tard celui qui aura, pourtant, toujours cherché son idéal féminin dans le milieu du show-biz sous les traits de
Tarja Turunen, la chanteuse Finnoise du groupe finlandais numéro un Nightwish... jusqu'à ce qu'il la traite de
"grosse" sur un t'chat
Attention, nul n'a été dit qu'ils étaient sortis ensemble, juste que Ville avait idéalisé cette chanteuse... jusqu'à son écart de conduite ( qui lui vaudra quelques initimités au-delà des fans du groupe Nightwish ).
Si son amour adolescent, Sanna-June Hyde, est restée l'une de ses meilleures amies au point de collaborer sur deux titres du groupe : "Dark Sekret Love", histoire d'un abandon de tous au profit d'une seule et unique personne même si cela est resté caché ( renvoi direct à leur histoire scolaire ? ) et leur reprise de
"( Don't Fear ) The Reaper", sa séparation d'avec Susanna va le perturber et le blesser assez pour qu'il compose, entre autres,
"In Joy and Sorrow", "Pretending", “Heartache Every Moment" et
"Close to the Flame” pour l'album suivant (
"Deep Shadows and Brillant Highlights" en 2002 ) et y panser le bleu des plaies du
poète mélancolique qu'il semble devenu. Mais il n'est pas
"malheureux" ironise-t'il encore à l'époque, alors que son état de santé s'est fait déclinant par le contre-coup et la consommation jusqu'à quatre paquets de cigarettes quotidien malgré son asthme !!

Pourtant la "bête" ( de sexe ? de scène !! ) va se reprendre et reprendre son envol, tel unn phoenix torturé par des maux du coeur qu'il ne connait que trop bien pour les restituer parfaitement aux travers de ses albums et titres suivants.
En même temps que le groupe prend un plus grand essor international avec l'intervention d'un fan célèbre,
Bam Margera, et qu'on est en droit de se demander si le leader du groupe jusque là mis en avant sur les pochettes du groupe ne va pas ( se ) prendre la grosse tête, à la sortie du quatrième album,
"Love Metal" ( le groupe affichant, enfin, clairement ses
idées, son orientation musicale !! ), le public aura la surprise de découvrir une pochette épurée : noire et or aux formes du heartagram, symbole du groupe.
Ville Valo devient, petit à petit, une
star internationale, les réalisateurs des clips de H.I.M. ( parmi lesquels Bam Margera ) font succomber à son charme des beautés inimaginables répondant aux noms de
Ninja Sarasalo, Nicolette Groeler, Vanda Vosatkova, Juliette Lewis et pourtant l'artiste Finnois n'a jamais été aussi finaux ( si ce jeu de mots est permis ) de ne plus communiquer sur sa relation actuelle avec la plus encore égnimatique
Jonna, sa
girlfriend actuelle


Alors qu'une rumeur selon laquelle ce passionné de blues et de musique folk ( exclusivement scandinaves ? ) pourrait/devrait sortir un album de country, on peut espérer que le
05 septembre 2005 au Trabendo, à Paris, une nouvelle page de son histoire pourra(it) s'écrire... en attendant le nouveau chapitre,
"Dark Light", le 26 du même mois
